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Crédits photo : angryjoeshow

Avant, on savait s'émerveiller des innovations graphiques

Aujourd'hui, on joue à des jeux qui ressemblent à des films interactifs, et tout le monde semble trouver ça normal. A une certaine époque, on était bluffé par la « 3D isométrique ». Et s'il fallait jouer tout le temps en diagonale, ça valait quand même le coup.

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Avant, finir un jeu, ça se méritait

Aujourd'hui, en parle en « heures de jeu », comme si on lisait la durée d'un film à l'arrière d'un DVD. Autrefois, quand on achetait une cartouche, on n'était pas sûr d'en voir un jour le bout. Le jeu ne nous faisait aucun cadeau : pas de sauvegardes, pas de continu illimité et surtout pas d'écran qui indique sur quel bouton il faut appuyer et à quel moment. Et ça, ça n'avait pas de prix.

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Avant, quand on allumait la console on pouvait jouer 10 secondes après

Les temps de chargement ? Les mises à jour ? Connais pas. Au pire il fallait souffler dans la cartouche, soit 5 secondes de perdues.

Avant, la compétition était moins rude

Avant, avec une boule de feu on était le meilleur de son quartier à Street Fighter. Aujourd'hui, tout le monde peut voir les meilleurs joueurs donner leurs techniques sur le net. Résultat, le niveau est énorme une semaine après la sortie d'un jeu et vous vous faites baffer par des gamins coréens de 12 ans.

Avant, les consoles étaient increvables

Oui, avant, les consoles et les manettes étaient construites pour des ados à qui on ne confierait pas une bagnole ou un bulletin de vote. Donc on pouvait balancer le pad de colère ou mettre un coup de chausson dans la machine. Aujourd'hui, nos consoles sont des petits bijoux de technologie qu'il faut bichonner pour qu'elles ne nous laissent pas tomber.

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Les musiques étaient 10 fois plus fun

Alors oui, c'est pas mal aussi les envolées lyriques et les violons qui font penser aux musiques des meilleurs blockbusters américains. Mais nous ce qu'on aimait c'était les tut-tut, les bip-bip, les sons robotiques qui nous rappelaient bien qu'on était dans le futur. D'ailleurs les contraintes des processeurs n'ont jamais empêché les compositeurs de créer des chefs-d'œuvre.

Avant, on achetait les jeux en une fois

Pas de DLC. Cette invention géniale qui permet d'acheter des jeux pas finis et de vendre les mises à jour 10 euros.

Avant, on misait sur des nouvelles licences au lieu de faire des suites de suite et des reboots

Si on explique à un mec dans le coma depuis 20 ans que les dernières sorties, c'est Mario, Zelda, et Metal Gear Solid, il va sincèrement se demander ce qu'on a foutu pendant tout ce temps. Et il n'aura pas forcément tort.

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Avant, le jeu vidéo était un truc d'initiés

Aujourd'hui, les jeux comptent parmi les biens culturels les plus vendus sur la planète. Quand on demande à quelqu'un s'il s'y connait en jeux vidéo, 9 fois sur 10, il répondra « bah oui, comme tout le monde… ». Vous étiez en marge, vous êtes aujourd'hui dans la norme. Si vous voulez être un rebelle, il va désormais falloir vous mettre à la lecture.

Avant, on ne jouait pas en ligne

Quand on faisait un tournoi de PES, tout le monde était dans la pièce et on cachait nos mains quand on tirait les penaltys. Quand on jouait à Track'n'Field, tout le monde pouvait voir votre technique secrète pour bourriner sur les touches (chaussette, cuillère, dé à jouer…), tout le monde voyait la tête de con que vous aviez quand vous étiez concentré. Une partie multijoueur, c'était aussi une confrontation physique.

Avant, on voulait tous travailler comme testeur de jeux vidéo

Aujourd'hui, on sait que les gens qui écrivent des reviews de jeux sont souvent payés à la pige à coup de lance-pierre et galèrent pour faire vivoter leur blog. L'industrie du jeu vidéo a bousillé nos rêves. Merci !